Le projet

La musique traditionnelle mongole

Nul ne pourrait séparer la musique traditionnelle mongole et les grandes étendues de la steppe des hauts plateaux. Chants et mélodies instrumentales sont intimement liés à la vie quotidienne des nomades mongols. Que ce soient les chansons traditionnelles qui unissent leurs voix pour chanter joyeusement autour d’un feu ou d’une table de festin, ou bien les musiques énergiques des danses mongoles qui leur donnent envie de bouger habilement leurs mains, leurs bras et leur corps.

Tradition orale, transmise de bouche à oreille depuis plusieurs siècles, cette musique illustre la beauté des montagnes et des rivières, des forêts et des vastes étendues de la steppe mongole. Elle conte les histoires d’amour éternel, la vie héroïque des grands hommes légendaires, sans oublier l’un des éléments de survie des nomades qui est leur inséparable bétail. Représentant indéniable de la musique mongole, la vièle à tête de cheval passe de génération en génération, se répandant à travers le pays, accompagnant chant, danse et se faisant un riche répertoire de morceaux solo. Le thème le plus emblématique qui se joue sur la vièle restera la musique de chevaux galopant en toute liberté dans la plaine, la crinière dans le vent, fidèles et éternels compagnons des nomades mongols.

La musique médiévale

Parler de « la » musique médiévale est un abus de langage, car ce sont bien « des » musiques médiévales qui ont traversé les siècles pour nous parvenir. Comment pourrait-il en être autrement concernant mille ans d’histoire, et un territoire dépassant les frontières de l’actuelle Europe ?

Nous nous concentrons sur les morceaux ayant été écrits entre le XIIème et le XIVème siècles, âge d’or des jongleurs et témoin de grands échanges culturels. Preuve en sont les manuscrits incontournables que sont les Carmina Burana, 315 pièces en latin, allemand et français traitant d’amour, de boisson, de danse mais aussi de religion ; les Cantigas de Santa Maria, constitué de 427 pièces en galégo-portugais dédiées à la Vierge Marie, compilées sous le règne d’Alphonse X, roi de Castille ; ou encore le Llibre Vermell de Montserrat, véritable compilation tant les styles des morceaux sont différents.

Travailler sur ces manuscrits est un défi, car si leur notation musicale nous est parvenue sa lecture reste sujette à interprétation. Mais c’est aussi une grande liberté car à l’époque une part belle était faite à l’improvisation et l’ornementation, permettant à chaque interprète de s’approprier les morceaux qu’il aimait et d’en donner sa propre version. Enfin, une autre caractéristique des musiques médiévales est l’utilisation répandue du contrafactum : l’art de créer un nouveau morceau à partir d’une mélodie entendue ici et d’un texte lu ailleurs. Contrairement à ce que l’on pourrait penser actuellement, cette pratique n’était pas considérée comme un acte répréhensible mais plutôt comme un hommage, une preuve de respect, et c’est dans ce même état d’esprit que nous construisons notre répertoire.


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